Ville colorée à flanc de colline sur la côte amalfitaine, entre falaises et mer bleue, en Italie

Grèce ou Italie : îles et prix contre cuisine et villes

Grèce ou Italie : îles, histoire antique, cuisine, villes et budget comparés, avec des conseils pour combiner les deux pays.

La Grèce et l’Italie sont les deux piliers de la civilisation classique européenne, et toutes deux figurent régulièrement parmi les pays les plus visités d’Europe. Elles partagent le soleil méditerranéen, des ruines antiques, une cuisine extraordinaire et un littoral qui attire des voyageurs du monde entier. Ce qu’elles offrent est pourtant très différent.

Verdict rapide

CatégorieGrèceItalie
Histoire antique★★★★★★★★★★
Cuisine★★★★★★★★★
Art et musées★★★★★★★★★
Qualité des plages★★★★★★★★★
Rapport qualité-prix★★★★★★★
Choix d’îles★★★★★★★★
Culture urbaine★★★★★★★★★

Choisissez la Grèce pour les plages des îles, un rythme plus simple et plus détendu, un meilleur rapport qualité-prix et une histoire antique moins piétinée par le tourisme de masse. Choisissez l’Italie pour des villes d’art de renommée mondiale, une plus grande variété culinaire, des paysages plus divers et une densité culturelle incomparable.


Histoire antique

Les deux pays abritent certains des sites antiques les plus importants de l’humanité. L’Acropole d’Athènes, Delphes et Olympie, en Grèce, rivalisent avec le Forum romain, Pompéi et la Vallée des Temples de Sicile, en Italie. Cnossos, en Crète, ajoute la civilisation minoenne de l’âge du bronze, antérieure de plus d’un millénaire à la Grèce classique.

L’Italie a en plus le poids de l’Empire romain en son cœur : pas seulement des ruines, mais une ville vivante (Rome) bâtie sur 2 000 ans d’histoire continue. Le Colisée (entrée d’environ 18 € en 2026, réservation à l’avance vivement conseillée pour éviter les longues files), le Panthéon (5 €) et le Forum romain sont à distance de marche les uns des autres. Pompéi et Herculanum, conservées par l’éruption du Vésuve en 79 apr. J.-C., comptent parmi les sites antiques les plus visités et les plus émouvants du monde, à une demi-journée de Naples. La Vallée des Temples, à Agrigente en Sicile, abrite certains des temples doriques les mieux conservés hors de Grèce. Pour la densité de monuments de classe mondiale dans une seule ville, Rome n’a pas de rivale.

Les sites grecs ont tendance à offrir plus d’espace et moins de foule. Le musée de l’Acropole (entrée d’environ 20 € en 2026) se combine bien avec une visite du site de 2 heures. Delphes, Épidaure et Olympie se visitent sans files d’attente notables, même en été, un contraste bienvenu avec les grandes attractions de Rome. De nombreux sites grecs sont gratuits ou à tarif réduit le premier dimanche de chaque mois hors haute saison. Le palais de Cnossos, en Crète (entrée d’environ 15 €), gagne énormément à être visité avec un guide plutôt que seul ; la reconstitution d’Evans est controversée, mais le contexte est vraiment utile.

Verdict : l’Italie pour l’histoire de l’art et la densité du patrimoine romain ; la Grèce pour plus d’air et d’atmosphère sur les sites antiques.


Cuisine

Grèce

La cuisine grecque repose sur le régime méditerranéen : huile d’olive, légumineuses, légumes frais, poisson et agneau. Sa grandeur tient aux ingrédients. Un poisson pêché le matin même, grillé simplement, arrosé d’huile d’olive et servi avec des horta (herbes sauvages) et du pain dans une taverne de port : peu de repas en Europe égalent cette expérience. Les mezedes (petits plats à partager) sont une institution sociale : poulpe grillé, taramosalata, saganaki (fromage frit), fava aux câpres, boulettes de courgettes, feuilles de vigne farcies. Manger en Grèce est un acte collectif, lent, pensé pour la table plutôt que pour l’assiette.

Le fromage est pris au sérieux : feta (AOP, au lait de brebis, produite dans des régions précises), graviera de Crète (dure, aux notes de noisette, affinée), kefalograviera d’Épire et myzithra (versions fraîche et sèche). L’huile d’olive crétoise remporte régulièrement des prix internationaux et entre dans tous les plats salés de l’île. En Crète, la tradition culinaire régionale est profonde : dakos (biscotte d’orge, tomates écrasées et huile d’olive), agneau braisé lentement aux herbes sauvages de montagne et tavernes de village qui servent ce qui a été récolté le matin. C’est le régime méditerranéen d’origine, toujours vivant.

La scène viticole a considérablement mûri. L’assyrtiko de Santorin, cultivé sur sol volcanique, donne des blancs très acides à la précision minérale et est désormais pris au sérieux à l’international. Le xinomavro de Naoussa produit des rouges structurés souvent comparés au barolo. Le moschofilero du Péloponnèse est un blanc léger et aromatique qui convient aux fruits de mer. Un bon dîner à deux dans une taverne avec du vin coûte 50 à 80 € hors des centres touristiques ; dans les villages crétois ou les petites rues d’Athènes, encore moins.

Italie

La cuisine italienne est extraordinaire d’une autre manière : par sa variété régionale radicale. La pizza napolitaine (au feu de bois, simple, protégée par une appellation à Naples), les cacio e pepe et carbonara romains (œufs et guanciale, sans crème), le ragù bolonais mijoté des heures et servi sur des tagliatelles fraîches, les cicchetti vénitiens dans un bacaro sur un campo au bord d’un canal : ce ne sont pas des variations sur un thème, mais des cuisines distinctes qui partagent un pays et une langue.

Les pâtes seules le montrent : plus de 300 formes, chacune associée à des sauces selon la texture et la tradition. La côte amalfitaine sert des pâtes aux palourdes fraîches et à la poutargue ; les Pouilles mangent des orecchiette aux cime di rapa et aux anchois. Florence a sa bistecca alla Fiorentina, un T-bone de 2 kg de bœuf Chianina, servi saignant et découpé à table. La Sicile ajoute des strates mauresques et normandes : arancini, caponata, cannoli, granita avec brioche au petit-déjeuner.

La culture du café se passe de commentaire. Les glaces sont uniques en leur genre. Les vins rivalisent avec ceux de France : barolo du Piémont, brunello di Montalcino de Toscane, amarone de Vénétie, chianti classico et vermentino côtier de Sardaigne, tous de classe mondiale et proposés dans des restaurants de quartier à des prix accessibles.

Verdict : l’Italie pour la profondeur et la variété culinaires ; la Grèce pour la simplicité poussée à la perfection et des fruits de mer remarquables.


Plages

La Grèce a un net avantage pour les plages, grâce au facteur insulaire. Les Cyclades offrent une eau turquoise à bleu électrique sur des fonds spectaculaires : Sarakiniko à Milos (roche volcanique blanche érodée en formes surréalistes au-dessus d’une crique turquoise), Plaka à Naxos (3 km de sable adossés à une forêt de genévriers) et la plage Rouge de Santorin (galets volcaniques sombres contre des falaises rouille) couvrent tous les goûts. Les îles ioniennes (Céphalonie, Zakynthos, Leucade) offrent une des eaux bleu-vert les plus vives de Méditerranée, et la plage de Myrtos à Céphalonie figure souvent parmi les plus belles d’Europe. La côte sud de la Crète compte de grandes plages relativement sauvages : le lagon à sable rose d’Elafonisi, le banc de sable blanc de Balos et la plage de palmiers de Preveli, où une rivière rejoint la mer de Libye. Au total, la variété insulaire de la Grèce et la limpidité de son eau sont tout simplement inégalées en Europe.

Le littoral italien, côte amalfitaine, Cinque Terre, Sardaigne, Sicile, est pittoresque mais organisé autrement. La côte amalfitaine et les Cinque Terre offrent des falaises spectaculaires avec de petits lidos privés (en général 15 à 25 € par personne pour un transat et un parasol). Les plages sont photogéniques mais modestes comparées à l’expérience des îles grecques. La Sardaigne est l’exception notable : les plages de la Costa Smeralda, surtout autour de l’archipel de La Maddalena et de Santa Teresa Gallura, égalent les Cyclades par la limpidité de l’eau et les paysages, mais à des prix nettement plus élevés.

Verdict : la Grèce l’emporte nettement pour les plages à tous les niveaux de prix. La côte sarde de l’Italie est vraiment compétitive, mais plus chère.


Comparaison des coûts

CatégorieGrèce (gamme moyenne)Italie (gamme moyenne)
Hôtel par nuit70 à 180 €90 à 220 €
Dîner par personne25 à 45 €30 à 55 €
Café (espresso)1,50 à 2,50 €1 à 1,50 €
Entrée de musée (grand site)10 à 20 €15 à 25 €
Vol intérieur40 à 100 €50 à 130 €

Les villes italiennes populaires (Rome, Florence, Venise) sont chères, comparables à l’Europe du Nord à certains égards. Venise en particulier est une destination haut de gamme. La Grèce, sur les îles hors luxe, est nettement moins chère. Consultez notre guide pour voyager en Grèce à petit budget pour le détail des coûts.


Se déplacer

L’Italie dispose d’un excellent réseau ferroviaire : les trains à grande vitesse Frecciarossa et Italo relient Rome, Florence, Venise, Milan et Naples à un coût raisonnable. Rome-Florence prend 1 h 30 à partir d’environ 25 € ; Florence-Venise 2 h 10 à partir d’environ 30 €. Réservez les trains à grande vitesse quelques jours à l’avance pour les meilleurs tarifs. Les trains régionaux sont plus lents mais moins chers et ne demandent pas de réservation. La plupart des centres historiques italiens se visitent à pied une fois sur place, et la location de voiture est utile en Toscane ou en Sicile mais inutile entre les grandes villes.

La Grèce demande plus de planification pour les îles. Les vols intérieurs entre Athènes et les îles durent 35 à 55 minutes : Aegean Airlines et Sky Express se font concurrence sur les lignes principales avec des tarifs d’environ 50 € l’aller simple, qui montent en flèche en juillet et en août. Le vaste réseau de ferries du Pirée relie plus de 50 îles : les catamarans rapides réduisent les durées (Le Pirée-Mykonos environ 2 h 30, à partir de 45 € ; Le Pirée-Santorin environ 4 à 5 heures, à partir de 55 €) tandis que les ferries classiques assurent les lignes de nuit à moindre coût (Le Pirée-Héraklion : 8 heures de nuit, à partir de 35 € en siège). Sur le continent, les bus interurbains KTEL relient Athènes à Thessalonique en 5 h 30 et à la plupart des sites continentaux confortablement. Lisez notre guide pour se déplacer en Grèce et notre guide des ferries des îles grecques avant de réserver.

Verdict : l’Italie est plus facile à parcourir entre les villes en train. La Grèce demande de planifier ferries et vols pour les îles, mais le réseau est étendu.


Hébergement

Athènes :

Rechercher tous les hôtels d’Athènes sur Booking.com

Rome :

Rechercher tous les hôtels de Rome sur Booking.com

Îles grecques : large éventail, des chambres économiques à 40 €/nuit aux suites sur la caldeira de Santorin à 1 500 €/nuit.

Amalfi/Positano : parmi les hébergements les plus chers d’Europe : hôtels économiques à partir de 200 €/nuit, hôtels de luxe à partir de 600 € et plus.


Notre verdict

La Grèce et l’Italie sont assez différentes pour que le choix ne soit pas déchirant. Demandez-vous ce que vous voulez vraiment :

  • Surdose de monuments + villes d’art + variété culinaire ? L’Italie.
  • Plages des îles + rythme plus simple + coût réduit + histoire grecque ? La Grèce.
  • Les deux ? Volez Athènes-Rome (souvent moins de 80 € avec les compagnies à bas coût) ou prenez le ferry de nuit Patras-Bari. Un voyage de 2 semaines avec 5 jours à Athènes, 5 jours sur une île et 4 jours à Rome ou sur la côte amalfitaine est l’un des grands itinéraires d’Europe.

Pour préparer la Grèce, commencez par notre guide de la meilleure période pour visiter la Grèce et celui des meilleures îles grecques.


Comparez les vols vers la Grèce de plusieurs compagnies au même endroit. Procurez-vous une eSIM pour la Grèce avant de partir : elle vous garde connecté sans frais d’itinérance. Souscrivez une assurance voyage pour la Grèce avant votre départ.

À lire aussi


Préparez votre voyage

✈️ Réservez vos vols pour la Grèce 🛡️ Souscrivez une assurance voyage 📱 Restez connecté avec une eSIM 🚗 Louez une voiture

Frequently Asked Questions

La Grèce est-elle moins chère que l'Italie ?
En général oui, surtout pour l'hébergement et les repas. Les îles grecques ont la réputation d'être chères, et les plus prisées (Mykonos, Santorin) le sont vraiment. Mais la Grèce continentale et les îles moins touristiques sont nettement moins chères que les villes ou stations balnéaires italiennes comparables. En règle générale, la Grèce hors des îles de premier plan coûte 15 à 25 % de moins que les destinations équivalentes en Italie.
Quel pays mange le mieux, la Grèce ou l'Italie ?
C'est un débat féroce sans bonne réponse. La cuisine italienne est plus variée et plus complexe sur le plan régional : ce que l'on mange en Sicile n'a presque rien à voir avec ce que l'on mange à Bologne. La cuisine grecque est plus simple mais repose sur des produits exceptionnels : huile d'olive, feta, fruits de mer frais et agneau. La plupart des voyageurs objectifs trouvent la cuisine italienne plus passionnante à la longue, mais la cuisine grecque est profondément satisfaisante, d'une façon dont on ne se lasse pas.
Peut-on visiter la Grèce et l'Italie dans le même voyage ?
Oui, plusieurs lignes de ferry relient les deux pays. La plus populaire est la traversée Patras (Grèce) - Bari ou Ancône (Italie), assurée par Superfast Ferries et Anek Lines. Le trajet dure 14 à 19 heures de nuit et reste étonnamment confortable sur un ferry moderne avec cabines. On peut aussi voler Athènes-Rome ou Athènes-Naples à bas prix (souvent moins de 80 € l'aller-retour avec les compagnies à bas coût).

Book an experience

Visites & activités en Grèce

Découvrez la Grèce avec des visites guidées locales - confirmation immédiate, annulation gratuite sur la plupart des réservations.

Browse tours on GetYourGuide →