Kos — Guide complet de l'île

Visiter Kos : Asklepion d'Hippocrate, château des Chevaliers, plages Tigaki et Kefalos, excursion Nisyros, ferries vers Bodrum. Vols directs depuis Paris.

Kos est la deuxième île du Dodécanèse par la superficie, après Rhodes, et l’une des destinations les plus accessibles de la mer Égée orientale. Sa topographie est particulière dans cet archipel : l’île est presque entièrement plate, ce qui en fait l’une des rares destinations grecques où le vélo est un moyen de transport réellement pratique. Kos est aussi l’île natale d’Hippocrate, père de la médecine occidentale, et conserve plusieurs sites liés à cet héritage. Sa proximité avec la Turquie (à peine 4 km du port de Bodrum) en fait un point de départ naturel pour les excursions transfrontalières.

Hippocrate et l’Asklepion

Hippocrate est né à Kos vers 460 av. J.-C. et y fonda l’une des premières écoles de médecine rationnelle de l’Antiquité. Son approche — observer le patient, analyser les symptômes, chercher des causes naturelles plutôt que divines — constitue le fondement de la médecine moderne.

L’Asklepion est le site archéologique le plus important de Kos. Ce sanctuaire médical dédié à Asklépios (dieu de la guérison) se trouve à 4 km de la ville, sur une colline offrant une vue sur la baie et la côte turque. Construit après la mort d’Hippocrate (probablement au IVe siècle av. J.-C.), il comprenait un hôpital-temple, des thermes, des terrasses et des portiques. Entrée environ 8 euros. La montée depuis le parking est courte (10–15 min à pied).

Kos Vieille Ville

Kos Vieille Ville conserve plusieurs monuments remarquables dans et autour du centre.

Le Château des Chevaliers (ou Château de Neratzia) est une imposante forteresse construite par les Chevaliers de Saint-Jean au XVe siècle, directement sur le port. Elle fut agrandie sous la domination ottomane et servit de prison pendant des siècles. La vue depuis les remparts sur le port et la ville est excellente. Entrée environ 8 euros.

Le platane d’Hippocrate est un des arbres les plus célèbres du monde grec : une platane géante de plus de 500 ans (et non pas 2 400 ans comme la tradition locale le prétend — aucun platane ne vit aussi longtemps) qui ombrage la place Loggia devant le château. Il est appuyé par un système de soutien métallique depuis des décennies.

Le site archéologique de l’Agora (en plein air, accès libre) s’étend derrière la forteresse. Des colonnes antiques côtoient les palmiers et les chats dans une ambiance singulière. Des mosaïques romaines ont également été découvertes dans le quartier de la Casa Romana (villa romaine restaurée du IIIe siècle, entrée environ 4 euros).

Le musée archéologique de Kos (sur la place Eleftherias) abrite une belle collection de sculptures grecques et romaines, dont une statue présumée d’Hippocrate. Entrée environ 6 euros.

Location de vélos — l’île à deux roues

Kos est l’île grecque où le vélo est le plus naturellement intégré dans la vie quotidienne et touristique. La plaine centrale est presque sans relief, et des pistes cyclables relient la ville de Kos aux plages de Tigaki et Marmari (environ 14 km).

De nombreux loueurs sont installés dans la ville de Kos : comptez environ 5–10 euros par jour pour un vélo de ville ou un VTT. Des circuits organisés à vélo sont proposés depuis la ville. Pour les plages plus éloignées (Kardamena, Kefalos), une voiture ou un scooter reste nécessaire.

Plages de Kos

Tigaki (12 km de la ville) est la plage la plus accessible en vélo depuis Kos Town — une longue bande de sable blanc au nord de l’île, peu profonde et adaptée aux familles. Tavernes et locations de transats sur place (environ 8 euros la paire).

Marmari (15 km) est similaire à Tigaki mais légèrement moins fréquentée. Bon vent pour le windsurf.

Kefalos-Paradise Beach, dans le sud de l’île, est souvent citée comme la plus belle plage de Kos : une baie en arc de cercle avec un sable doré et des eaux limpides. Comptez environ 45 minutes en voiture depuis la ville. Moins de services que sur les plages nord mais plus belle. Le cap de Kefalos, à l’extrémité sud de l’île, possède plusieurs sites archéologiques mineurs et des falaises spectaculaires.

Kardamena (30 km) est le principal centre de tourisme de masse de l’île, avec une vie nocturne animée. À éviter si vous cherchez le calme.

Excursion à Nisyros — le volcan actif

Nisyros est une île volcanique à 28 km au sud-ouest de Kos, accessible par bateau en environ 1h depuis le port de Kos. Son intérêt principal est le cratère du volcan Stefanos : un caldera de 260 mètres de diamètre avec des fumerolles actives, une odeur de soufre et un sol qui craque sous les pieds par endroits.

Des excursions organisées depuis Kos (environ 25–35 euros par personne, transport inclus) permettent de visiter le cratère en une journée. Le village de Mandraki sur Nisyros possède également un château des Chevaliers et un monastère. L’île reste peu touristique — la majorité des visiteurs viennent en excursion à la journée.

Ferries vers Bodrum (Turquie)

La côte turque n’est qu’à 4 km du port de Kos. Des ferries réguliers relient Kos à Bodrum plusieurs fois par jour en haute saison. La traversée dure environ 30 minutes. Tarif aller-retour environ 25–35 euros. Passeport requis (pas la carte d’identité pour les ressortissants français).

Cette liaison est l’une des plus fréquentées entre la Grèce et la Turquie. Bodrum est une ville balnéaire turque avec un château des Croisés, un marché animé et une vie nocturne développée — une excursion intéressante depuis Kos.

Des ferries relient également Kos aux autres îles du Dodécanèse : Rhodes (environ 2h30–4h), Patmos (environ 3h) et à Athènes via le Pirée (environ 12h par ferry lent).

Comment se rendre à Kos

Par avion : L’aéroport international de Kos (KGS) reçoit des vols directs depuis Paris CDG, Lyon et Marseille en saison estivale (généralement mai–octobre), ainsi que depuis de nombreux aéroports européens. C’est l’une des destinations grecques les mieux desservies depuis la France en été.

Par ferry : Depuis le Pirée (Athènes), des ferrys (Blue Star, SeaJets) atteignent Kos en environ 12–14h pour les lents, 7–8h pour les rapides. Des liaisons s’effectuent également via Rhodes (depuis laquelle des ferries fréquents relient Kos en 2h30–4h).

Se déplacer sur l’île

Vélo : pour la ville de Kos et les plages nord jusqu’à Marmari — pratique et agréable.

Scooter (environ 15–25 euros par jour) : pour Kardamena et les villages du centre.

Location de voiture (environ 35–55 euros par jour) : pour Kefalos, les villages du sud et une exploration complète de l’île. Les routes sont larges et l’île facile à conduire.

Le réseau de bus (KTEL) dessert les principales plages en haute saison avec des départs depuis la gare routière de Kos Town.

Meilleure période

Mai–juin et septembre–octobre sont recommandés. Les températures en juillet-août peuvent dépasser 38°C — agréable sur la plage, mais pénible pour visiter les sites archéologiques en plein soleil. La mer reste chaude jusqu’en novembre (24°C en octobre). Kos est fréquentée toute la saison de mai à octobre par les touristes européens.

Budget indicatif

Kos est dans la moyenne des îles du Dodécanèse — moins chère que Rhodes mais comparable à Corfou. Un repas dans une taverne locale revient à environ 12–18 euros par personne. Une chambre double en hôtel 3 étoiles coûte environ 60–90 euros en juin, 100–150 euros en août. La location de vélo revient à 5–10 euros par jour.

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